Habit cravate et soulier vernis, mon coeur à exploser sous ma chemise. Le sang chaud imbibe dans mes vêtements. Je ne sais plus si je dois poser un pied sur le sol, poser un genou sur l’asphalte, poser mon être dans mon lit, une nuit. Deux jours, enfin deux jours presque sans malaise en moi. Seules les nuits trop proches, trop seules, trop noires ne me pèse un peu sur les épaules. J’ai détaché ma chaine depuis quelques temps mais je n’ai plus rien qui ne me raccroche à la terre. Je vole, j’erre, je digère ce que je mange dans la vie, des fois bien de travers, des fois bien conscient. Où suis-je bien? Dans quels bras je veux m’endormir ce soir? Et demain serais-je entre tes mains jusqu’au matin? Et après demain, quand la solitude m’aura rejoint, penserais-je que j’y suis mieux, simplement parce que c’est ce que je veux? Tant de questionnement, dans de nuit que je devrais dormir, tant de douceur dont je ne peux me passer. Je n’ai simplement pas envie d’être, de n’être qu’un jugé, qu’un incompris dans ma propre vie. Je préfère en dormir seul dans la tête de tous plutôt que de perdre une muse, qu’elle soit pluvieuse ou venteuse elle m’inspire le temps d’un sourire, d’un rire, d’une nuit, d’une vie, c’est simplement pas moi qui décide, ce n’est mon coeur qui explose dans ma chemise.
@Ame: pour l’instant rien ne m’inspire et c’est le rôle d’une muse non? Pas facile la vie, de là la relache d’écriture!
@Fanny: Merci, si beau! Je brouille les cartes et mes idées s’embrouillent, vais-je pouvoir me reposer, m’exclure enfin un weekend prochain pour réfléchir sans fin. En espérant que le travail ne fasse pas appel a moi ce weekend.
@Persephone: C’est bien de les brasser pour y laisser un peu de fraicheur entré!
Oh! Bravo! Merci pour ce bel élan de vos plumes!
Ah…ces élans du coeur qui nous brassent l’intérieur…Ils nous indiquent simplement que nous sommes humains, et qu’une banque de muses à porté de la main, ce peut-être aussi un autre chemin! Tu es sur ton envol, tant de choses peuvent croiser ton parcours, l’important c’est d’écouter ton corbeau perché au sommet de ta tour, celui qui te connait si bien, celui qui te tends la main…(hum, te tends ses serres) Car lui seul ne te jugera point, lui seul sera encore là demain…
Sept muses, tiens, une par jour….. Bah quoi, faut bien vivre, non? 😉
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Ame: c’est peut-être mes plumes qui donnent à mon être ce coté sombre et mon bec ce coté délicieux. Tu as dit cette muse ou sept muses? 😛 Merci du mot!
Ouff…………..
Ton texte est si beau, si vrai, et entouré d’un aura sombre, mais si délicieux à la fois.
Je crois que oui, tu peux décider, ou te laisser porter, mais tu devras décider à quel prix. Quel prix es-tu prêt à payer, pour laisser cette muse t’exploser le coeur….
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